La Suisse Encerclée

La Suisse Encerclée (2000)

La neutralité armée suisse durant la Deuxieme Guerre mondiale

«Toutes ces ordures de petites nations existant en Europe doivent être liquidées, quand bien même, pour cela, on devrait nous appeler les bouchers de la Suisse». Cette déclaration d’Adolf Hitler, en 1943, ne le cède en rien à celle de Joseph Goebbels, le ministre de la propagande allemand: «La Suisse, ce petit état puant...»!

Tandis que les stratèges allemands préparent les plans d’invasion de la Suisse, la Gestapo, quant à elle, établit de longues listes de Suisses à executer au lendemain de la conquête. La Suisse demeurait alors le seul état démocratique libre en Europe continentale, son peuple uni dans la résistance, son drapeau invaincu au milieu d’une mer de croix gammées.

Bien qu’officiellement neutre, la Suisse n’a pas caché sa sympathie pour les Alliés. Sa tolérance traditionnelle envers les minorités et les réfugiés politiques, son refus obstiné d’adhérer a l’«Ordre Nouveau» poussèrent le Führer à vouer aux gémonies la seule nation qui avait réussi à dissuader les attaques allemandes.

Cet ouvrage est la première publication d’un auteur anglophone à fournir un compte rendu objectif et solidement documenté, année par année, de 1933 à 1946, sur le rôle militaire joué par la Suisse durant la Deuxième Guerre mondiale: la politique de résistance suisse, les plans d'invasion nazis, les accords secrets passés entre la Confédération helvétique et les Alliés.

Comment une petite nation refusa de plier devant les Nazis, Stephen Halbrook le rapporte ici par le menu, laissant à l’imagination le soin d’envisager un déroulement historique bien différent si d'autres nations européennes avaient été aussi bien armées déterminées à résister à la terreur nazie.